Douceurs d'Elles
[Annick TERWAGNE] - [Expositions] - [Vendredi 17th, Novembre 2006]

HAN nous vient de Saint-Hilaire de Riez en Vendée, Sophie-Mathilde Tauss nous vient de FROUVILLE dans le Val d’Oise, en France. Toutes deux nous font découvrir les sentes cachées de leur intime errance artistique.

La galerie d’exposition Intimerrance a l’immense plaisir de vous présenter, pour la première fois en Belgiqu, du 17 novembre au 16 décembre 2006, les œuvres de Han, peintre et Sophie Mathilde TAUSS, sculptrice.

Han aime dire les secrets de son âme à travers un langage sibyllin qui finissent par signifier toujours quelque chose. C'est le parti pris des choses de Han : "Si le langage de la peinture passe par la puissance du ressenti ou par l'imaginaire du spectateur, qu'il soit profane ou averti, je ne parle plus d'œuvres mais de bonheur artistique", écrit-elle.

Chez Han, ce "bonheur artistique" passe surtout et avant tout par le travail de la matière. Ses toiles demandent une préparation semblable au travail du maçon. Les traces de l'outil restent apparentes comme celles que laisse la spatule lorsqu' on enduit un mur. Sur ce type de texture savante et souvent colorée, Han applique des griffures.
Non pas d'écorchures douloureuses qu'un chat méchant vous inflige furieusement à l'improviste, mais plutôt, presque toujours, des rayures rapides et nerveuses dans le sens horizontal, telles les images brouillées sur un écran de télévision.

Peu lisibles, des pans de texte, fragments déchiquetés, fragiles, mystérieux comme les Manuscrits de la Mer Morte, apparaissent sur la plupart de ses toiles.
Ces bribes de phrases, manuscrites, imprimées ou peintes, que l’on croise presque partout, déchiffrables ou non, mais qui ont accompagné l’artiste à un moment ou à un autre du voyage. Une phrase que nous gardons en mémoire et qui se termine par ce qui sonne moins comme une profession de foi que comme l’acceptation d’une réalité quelquefois difficile, mais assurément féconde : « La seule assurance est de n’être sûre de rien »

Plus que la destination, c’est donc le voyage qui compte, et, comme Han, n’a qu’une envie, c’est que son art soit partagé par ceux qui le regardent.

Sophie Mathilde TAUSS pratique la sculpture depuis une vingtaine d’ années par périodes plus ou moins intense selon les cycles de vie traversés…

Elle découvre, alors jeune étudiante en médecine en stage sur une île Grecque, au hasard de la rencontre d’un potier, le goût de la motte d’argile dans les mains et ce bonheur du modelage… Qui deviendra peu à peu mode d’expression artistique privilégié (après une longue incursion dans le domaine théâtral …) pour s’instaurer enfin comme nécessité.

Sophie-Mathilde Tauss ne cesse, depuis lors, de rechercher dans cette direction au gré de rencontres et d’échanges fructueux :

Elle a eu la chance, accueillie dès 1988 dans l’atelier du fondeur mouleur Jean Cappelli de pouvoir fondre elle-même  ses premiers bronzes et d’y être initiée aux rudiments des nombreuses étapes d’une fonte à la cire perdue.
Elle y croise, en ce lieu, l’apprenti d’alors, Patrick Paumelle, avec qui débute une fidèle collaboration, poursuivie jusqu’à ce jour dans sa fonderie Champenoise…

Chemin faisant, Sophie-Mathilde Tauss bénéficie de l’ enseignement, aux beaux arts de Paris, du sculpteur dessinateur Jacques Delahaye dont elle a été l’élève libre de 1988 à 1991.

Sophie-Mathilde Tauss tâte aussi, chez Jean Cappelli, la taille directe de pierre, et de là, part avec enthousiasme vers Carrare, à la lisière Toscano-Ligure, son marbre, son histoire, ses praticiens … l’Italie !
Sophie-Mathilde Tauss est reçue de 1986 à 1997 ,par périodes estivales dans l’atelier Nicoli ,où elle réalise des tailles directes et quelques commandes « monumentales » d’après maquettes ;

Elle a ensuite été accueillie dans les carrières de Laurens par M. Anglade jusqu’en 2005.

Sophie-Mathilde Tauss a participé au symposium de sculpture des chemins de la culture (Uzerche) en 2004 et 2006 (deux sculptures sont installées à st Ybart dans l’espace public)

Elle partage désormais  son temps entre l’exercice de la psychothérapie, la sculpture et l’enseignement du yoga.

Nous ne vous encouragerons jamais assez de goûter au bonheur de vous embarquer à leurs côtés.

Une exposition exceptionnelle à voir à la galerie Intimerrance du 18 novembre au 16 décembre 2006 aux heures d’ouverture suivantes : le mercredi et le samedi de 15 à 17 heures et le vendredi de 17 à 19 heures ou sur rendez-vous au 071/51.18.42 ou 0494/03.23.47. Entrée libre.
rue Vandervelde, 95 à Montigny-le-Tilleul.
E.mail          : galerie.intimerrance@skynet.be
Site Internet : www.galerie-intimerrance.com

Le vernissage se tiendra le vendredi 17 novembre 2006 à 19H00’ à 21H00’ en présence des artistes.
Invitation cordiale à toutes et à tous.

 




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